900 000 alertes de Cybersécurité au Gabon : pourquoi ce chiffre signifie pas 900 000 attaques ?

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Face au volume impressionnant de 900 000 alertes de sécurité évoqué ces derniers jours, l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF) appelle à la prudence dans l’interprétation des chiffres. L’Agence rappelle dans un communiqué qu’une alerte de cybersécurité ne signifie pas nécessairement qu’une intrusion a réussi ou qu’un système a été compromis. Le chiffre a de quoi interpeller. Près de 900 000 alertes de sécurité auraient été détectées par les dispositifs de supervision des infrastructures numériques. Mais derrière ce volume particulièrement important se cache une réalité technique qu’il convient de comprendre, celle de 900 000 alertes ne correspondent ni à 900 000 intrusions, ni à 900 000 systèmes compromis, souligne l’agence.
Selon les éléments techniques présentés par l’ANINF, une alerte constitue avant tout un signal généré par un équipement ou un dispositif de sécurité lorsqu’une activité inhabituelle ou potentiellement malveillante est détectée. Elle peut ainsi être déclenchée par différents types d’événements, sans que ceux-ci n’aboutissent nécessairement à une attaque réussie. Il peut notamment s’agir d’un scan automatisé, d’une tentative de connexion, d’une recherche de vulnérabilité, d’une attaque par force brute ou encore d’une activité de reconnaissance. Autrement dit, le déclenchement d’une alerte traduit d’abord la capacité d’un système à détecter un comportement jugé suspect et à le signaler aux équipes chargées de la sécurité. Dans ce contexte, le volume élevé d’alertes peut aussi témoigner du niveau de surveillance des infrastructures numériques nationales. Une infrastructure correctement supervisée est en effet conçue pour détecter, enregistrer et qualifier les événements susceptibles de présenter un risque, avant…
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